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  1. Revalorisation du taux horaire d'intervention

    L'ASSOCIATION DE L'AIDE FAMILIALE POPULAIRE AAFP/CSF 76 vient d'obtenir la revalorisation de son taux horaire d'intervention auprès des personnes âgées.


    Sollicité par notre Association, le  Conseil Départemental de Seine-Maritime a accepté de reconnaître le coût de revient de nos interventions auprès des personnes âgées et de revaloriser le taux horaire. À compter du 1er juin 2016,  le taux horaire passera de 19,40€  à 21,92€. Une bouffée d'air pour notre association qui connaît, depuis la reprise de l'association d'Harfleur en 2011 et comme l'ensemble des acteurs issus des réseaux solidaires, un contexte économique particulièrement difficile.
    Nous tenons à souligner positivement cet important effort réalisé par le Département dont la conséquence immédiate est la suppression du reste à charge de 1,89 € par heure pour les  bénéficiaires de l’allocation personnalisée d’autonomie. C'est une bonne chose pour la poursuite de la gestion de notre association. Cette décision, ainsi que la promulgation de la loi relative à l'adaptation de la société au vieillissement portée par Mme la Ministre Laurence Rossignol et promulguée en décembre dernier doit permettre  à notre association de continuer d'accompagner au quotidien les personnes dépendantes ou fragilisées du département.
    Ces mesures participent à la fois à la reconnaissance de la place des acteurs solidaires au sein secteur de l'Aide à domicile et à la prise en compte des contraintes de ses métiers.
  2. Lettre ouverte au président du Conseil Général de Seine Maritime - mars 2014

    Rouen, le 5 mars 2014

    A l'attention de Monsieur Nicolas ROULY Président du Département
    de Seine Maritime

    Le 1er janvier dernier, pour la première fois depuis 5 ans, en Seine-maritime l'AAFP/CSF et les ADMR ont bénéficié d'une revalorisation du taux de l'Allocation Personnalisée d'Autonomie. Cette mesure, pourtant très attendue par les intervenants de l'aide à domicile du Département, s'avère extrêmement décevante car très en deçà des besoins.

    Reconduit sans variation d'année en année, le budget alloué à l'APA par le Département ne tient pas compte de l'évolution des besoins, notamment dus à l'augmentation de la dépendance liée au grand âge. La tarification établie ne couvre pas les coûts de revient et ne permet plus à nos associations de remplir leurs missions.

    Aujourd'hui la situation est telle que malgré le reste à charge supporté par les usagers, chaque heure effectuée entraîne une perte d'au moins 1€ pour l'association intervenante. Et à elles deux, nos associations effectuent chaque année 1 320 000 heures d'intervention dans le cadre de l'APA et de la PCH...

    RÉUNION DE CRISE

    Le 27 janvier les instances dirigeantes de nos deux associations se sont rencontrées pour partager leurs inquiétudes sur l'avenir de l'aide à domicile dans le Département.
    Car c'est bien de l'avenir de toute une filière dont il est question. Les associations de l'aide à domicile connaissent toutes une situation économique catastrophique.

    Les ADMR du département préparent un plan social qui conduira au licenciement de 100 personnes courant mars.
    L'AAFP/CSF de Seine Maritime, qui a absorbé en 2011 l'AAFP/CSF d'Harfleur pour permettre le maintien des 300 emplois menacés par une liquidation, est mise en péril par la perte occasionnée par chacune des heures effectuées.

    Le constat que nous avons dressé ensemble est effrayant.
    Faute d'une reconnaissance urgente de nos coûts d'intervention, ce sont 2710 emplois qui sont menacés à moyen terme sur le Département de Seine-Maritime.
    Ce sont aussi 6583 bénéficiaires de nos services, personnes fragilisées

    en situation de dépendance, qui se verront privées l'accompagnement, pourtant indispensable à leur vie quotidienne.

    de

    NOS ASSOCIATIONS ONT TOUJOURS RESPECTÉ LEURS ENGAGEMENTS

    Œuvrant sur le terrain depuis le milieu du XXème siècle, nos associations ont toujours assumé leur mission avec courage, professionnalisme et dignité. Actrices de la solidarité nationale, elles ont permis la construction, en France, d'un service de qualité pour la prise en charge de la dépendance et l'accompagnement des personnes en perte d'autonomie.

    Depuis maintenant une dizaine d'années, avec le souci constant d'apporter des réponses à l'accroissement des besoins, nous avons réformé nos associations en profondeur. Nous avons formé nos personnels, développé la qualité de nos prestations, fait évoluer nos pratiques, intégré de nouveaux services, imaginé de nouveaux modes d'intervention... Nous participons activement aux débats nationaux et départementaux sur la prise en charge de la dépendance, l'organisation de l'autonomie et la solidarité...

    Nous n'avons de cesse de tirer la sonnette d'alarme sur l'état de crise qui guette le secteur médico-social. Nous avons toujours fait face à l'évolution des besoins, à l'augmentation de la précarité. Nous avons toujours répondu présents aux demandes de nos institutions.

    Aujourd'hui, nous attendons d'elles qu'elles en fassent de même et assument les responsabilités qui sont les leurs.

    LE SCHÉMA DÉPARTEMENTAL DE L'AUTONOMIE, UN EFFET D'ANNONCE ?

    En adoptant un ambitieux schéma départemental pour l'autonomie, le Département de Seine-Maritime a fait naître l'espoir d'une reconnaissance des difficultés auxquelles nous sommes confrontés. Le Conseil Général a pris des engagements.
    _ parmi eux celui de "proposer à chacun un soutien à l'autonomie adapté à ses besoins"

    En définissant comme objectif de "permettre au plus grand nombre de personnes âgées et de personnes en situation de handicap de bénéficier, quel que soit le lieu de vie choisi d'un accompagnement adapté", le Département confirme la place du maintien à domicile et légitime l'action de nos associations.

    Pourtant, les plans d'aide APA accordés par le Département ne cessent de se restreindre. On y trouve désormais des attributions à la demi-heure, sans cohérence avec l'accompagnement que nécessite la prise en charge de personnes fragilisées.

    - Parmi eux également, celui de "soutenir le développement des filières économiques pour l'autonomie".
    "Il s'agit à la fois de soutenir les métiers du secteur médico-social et d'encourager les acteurs du territoire à développer les filières économiques liées à l'autonomie." Les décisions du Département vont à l'encontre de cet objectif.

    La diminution des plans d'aide APA et le morcellement des interventions conduit à une dégradation des conditions de travail. Dégradation économique, car la couverture des temps de trajets est insuffisamment prise en compte et pèse aussi sur les comptabilités de nos associations. Dégradation qualitative, car l'intervention chez des personnes fragilisées nécessite une progressivité pour donner sa pleine mesure. Dégradation en terme de stabilité des emplois puisque ces nouvelles modalités d'attribution exigent de

    nos associations plus de flexibilité, donc plus de modulation des contrats de travail dans un secteur déjà trop marqué par la précarité...

    A noter également que ce durcissement des conditions de travail vient ajouter au stress de nos salariés. Ils évoluent chaque jour dans un environnement souvent marqué par la fragilité et la souffrance des personnes qu'ils accompagnent et, de plus en plus, par des difficultés économiques. Le risque imminent est celui de voir surgir des situations de maltraitance, d'épuisement professionnel pour nos salariés et d'insuffisance d'accompagnement pour les personnes bénéficiaires. Ce n'est pas ainsi que nous envisageons notre mission ni notre responsabilité d'employeur.

    En conséquence, nous appelons le Département 76 à tenir les engagements pris dans son schéma Départemental de l'Autonomie en créant des conditions qui nous permettent de mener à bien nos missions auprès de nos bénéficiaires et de sauvegarder les emplois de nos salariés.

    La première mesure attendue, outre une subvention d’équilibre pour couvrir les pertes 2013, est la reconnaissance par le Département 76 des tarifs horaires réels des associations pour toutes les prises en charges le concernant sans diminution des plans d’aide et avec effet rétroactif au 1er janvier 2014.

    Nous tenions à vous informer de notre décision de communiquer auprès de nos adhérents, salariés, usagers, ainsi que de la presse locale et régionale, sur les difficultés que rencontrent nos associations.

    Nous espérons, Monsieur le Président, que ces requêtes sauront retenir votre attention et appelleront aux mesures d'urgence qui s'imposent.
    L'avenir de nos 2 710 salariés et 6 583 bénéficiaires seino-marins en dépend. La solidarité nationale également.

    Jean-Marc DUSSAUX Président de l’AAFP/CSF de Seine-Maritime

    Joëlle JABIOL Présidente de la Fédération ADMR de Seine-Maritime 

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    lettre ouverte dpt76 - mars 2014.pdf75.81 Ko
  3. Voeux

    Pour l'association de l'Aide Familiale Populaire de Seine Maritime, les cartons des services d'Harfleur et l'emménagement dans de nouveaux locaux ont sonné la fin de 2012 .

    Ce déménagement a achevé l'intégration des services de l'arrondissement du Havre dans notre structure laissant en arrière les mauvais souvenirs comme un symbole de renouveau.


    Cette année, à l'image des précédentes, sera probablement difficile, mais je sais que, grâce aux efforts de chacun d'entre vous, notre association affrontera avec succès les derniers instants de cette crise. Nul doute que celle ci laissera bientôt sa place à la reprise et aux bonnes années.


    Je voudrais profiter du moment pour féliciter les responsables des différents secteurs de leur engagement à toujours gérer au plus juste et de leur implication sur le terrain, ainsi que toutes et tous les intervenants au domicile de nos usagers pour leur grand dévouement et la qualité de leur travail.


    Je tiens à remercier pour leurs efforts Madame Tocqueville et l'ensemble des collaboratrices et des collaborateurs constituant l'équipe administrative, tant à Harfleur qu'à Rouen.


    Que nos financeurs, partenaires, conseils et instances fédérales trouvent ici l'expression de ma reconnaissance et qu'ils soient remerciés de la bienveillance qu'ils portent à notre action.


    Enfin, remercions nos usagers qui chaque jour renouvellent leur confiance en nos services.


    En ma qualité de président de l'AAFP/CSF de Seine Maritime, et au nom du conseil d'administration, je voudrais vous souhaiter à toutes et à tous une excellente année 2013.

    Qu'elle vous apporte, ainsi qu'à vos proches, joie et bonheur, santé et prospérité.


    Jean-Marc Dussaux

    Rouen, 7 janvier 2013

  4. 31-12-2011 - Vers de nouveaux projets…


    6 mois se sont écoulés depuis la reprise de l’AAFP/CSF d’Harfleur.
    6 mois d’indispensable observation,
    6 mois d’analyse pour harmoniser nos pratiques, nos méthodes de travail,
    6 mois de recherche de solutions pour travailler mieux, ensemble, et proposer à nos usagers un service qualitatif et solidaire à des conditions économiques optimisées.

    Les résultats économiques de la fin d’année sont conformes à nos prévisions et confortent nos positions. Nos partenaires et financeurs nous renouvellent leur confiance et réaffirment leurs engagements à l’égard de l’association.

    Il était indispensable de s’accorder cette prise de recul avant de lancer des chantiers tout azimut. 
    Aujourd’hui, cette phase d’analyse se termine et commence la mise en oeuvre de nombreux projets. 
    À commencer par le recrutement d’un manager pour le site d’Harfleur, qui, voté au CA du mois d’octobre, sera effectif en début d’année. 
    De nouvelles collaborations se mettent en place entre les responsables de secteur. Elles seront bientôt suivies par une démarche similaire pour les services administratifs.
    2012 sera placée sous le signe du renouveau pour notre association. Le conseil d’administration a décidé
    le 8 décembre 2011 de faire évoluer notre nom. Désormais, ce sera AAFP/CSF de Seine-Maritime,
    un nom plus représentatif de notre territoire d’intervention.

    Je vous souhaite à toutes et à tous d’excellentes fêtes de fin d’année.



    Jean-Marc DUSSAUX

    Président du Conseil d’Administration de l’AAFP-CSF de Seine-Maritime


  5. 13-07-2011 : Hémorragie dans l’aide à domicile : Les diagnostics se suivent mais toujours aucune mesure !

    Suite à la réunion avec la Direction Générale de la Cohésion Sociale (DGCS) du mercredi 13 juillet au sujet de la situation financière des structures d’aide à domicile, les membres du « Collectif des 16 » souhaitent une nouvelle fois rappeler l’urgence de la situation, manifestement encore ignorée des pouvoirs publics.

    A la demande de la DGCS et du Ministère des Solidarités et de la Cohésion sociale, les adhérents des différentes organisations ont fourni l’ensemble des indicateurs établis par la DGCS, donnant une information claire et transparente de leur contexte économique.

    Il en ressort que le diagnostic posé il y a un an et demi est confirmé par la DGCS.

    Les chiffres parlent d’eux-mêmes :
    - la baisse des fonds propres des structures entre 2008 et 2010 est abyssale : 55% pour l’ensemble du secteur,
    - les déficits cumulés depuis 2008 n’ont rien à leur envier : - 110 millions pour l’ensemble de la branche.

    Ainsi sur l’année 2010, la branche de l’aide à domicile enregistre 8 700 pertes d’emplois, ce qui représente 3,95% de ses salariés (la branche comptant environ 220 000 salariés).

    En outre, depuis le début des travaux avec la DGCS fin avril, la situation n’a cessé de s’empirer pour l’ensemble des structures adhérentes aux différentes fédérations.
    Rien que sur les trois derniers mois, 2465 salariés de plus sont menacés de perdre leur emploi et 15 000 bénéficiaires leur aide à domicile, tous réseaux confondus.

    Ces destructions d’emplois ont été, pour la plupart, silencieuses : non remplacement de départs en retraite, baisse du volume d’intervention à domicile… Aucun plan de licenciement retentissant n’est venu mettre suffisamment la pression sur les pouvoirs publics pour qu’ils s’emparent de la question.
    Que faudra-t-il donc pour que le Gouvernement prenne enfin en considération l’urgence de la situation ?

    Une nouvelle fois, le Collectif s’insurge de l’absence de décision immédiate et demande la mise en place rapide d’un fonds d’intervention pour que les structures puissent continuer à survivre, en attendant la concrétisation - et les effets - d’une réforme structurante de l’aide à domicile et de la tarification (qui pourrait se baser sur le travail établi en collaboration avec l’Assemblée des Départements de France).

    C’est à ce seul prix qu’elles pourront maintenir les emplois et continuer à intervenir au domicile des personnes les plus fragiles.


    Pour télécharger ce communiqué, cliquer ici.

    Signataires :
    ADESSA A DOMICILE / ADMR / AD-PA / Aînés Ruraux / APF / CFPSAA / Croix-Rouge française / Familles Rurales / FNAAFP-CSF / FNADEPA / FNAPAEF / FNAQPA / Mutualité Française / UNA / UNCCAS / Uniopss / USB-Domicile
  6. 08-03-2010 : Communiqué de presse du collectif sur le financement de l'aide à domicile

    Urgence dans l’aide et les soins à domicile :
    aucun oxygène de la part des pouvoirs publics pour ce secteur à bout de souffle !

    Lors de la table-ronde du 22 décembre 2009 sur le financement de l’aide et des soins à domicile organisée par la DGAS* (nouvellement DGCS*), 16 organisations représentant les professionnels et les usagers du secteur avaient demandé un travail autour de la refonte globale du système ainsi que la création d’un fonds d’urgence pour aider les structures connaissant de graves difficultés financières. En ce début mars, ces mêmes organisations sont consternées de constater qu’aucune décision n’a été prise au sujet du fonds d’urgence,alors même qu’il est plus que jamais d’actualité. Le nombre de structures en difficulté augmente ; les conséquences sur les familles et l’emploi également.
    Par ailleurs, si ces mêmes organisations saluent l’annonce de la tenue de réunions de travail autour des enjeux du secteur, elles s’inquiètent des délais. Alors que les rapports sont annoncés à fin juin, aucune réunion de concertation n’est prévue pour le moment.

    Pour lire l'intégralité de ce communiqué de presse : cliquer ici.
  7. 23-12-2009 : Table-ronde sur le financement de l’aide à domicile

    Les 16 organisations signataires d’une déclaration commune attendent une concrétisation très rapide des engagements de la DGAS et demandent la création d’un fond d’urgence.
    A l’occasion de la table-ronde du 22 décembre 2009 sur le financement de l’aide à domicile organisée par la Direction générale de l’action sociale (DGAS), 16 organisations représentant les professionnels et les usagers du secteur ont souhaité alimenter le débat à travers une déclaration commune, présentant une analyse de la situation ainsi que des propositions concrètes.
    Si les organisations se félicitent de ce premier tour de table, qui a permis de conforter le diagnostic d’un système à bout de souffle et d’entériner la nécessité d’une refonte globale, elles attendent désormais la mise en oeuvre rapide des travaux proposés par la DGAS. Les conclusions de ces travaux devront être opératoires au 1er janvier 2011.
    Elles demandent également la création d’un fonds d’urgence pour aider les structures d’aide et de soins à domicile les plus en difficulté. Il en va de la prise en charge de dizaines de milliers de bénéficiaires et de la pérennité de plusieurs milliers d’emplois.

    Pour lire l'intégralité du communiqué de presse : cliquer ici.
    Pour lire l'intégralité de la déclaration commune: cliquer ici.
  8. 06-05-2009 : Réforme de la tarification : Ne pas oublier les professionnels et les personnes accompagnées …

    Communique de presse commun : UNIOPSS – Fondation Armée du Salut – APF – FNAAFP-CSF – UNA – UNCCAS – FNARS – UNASEA – Croix-Rouge française – UNAPEI


    Plusieurs organisations représentatives du secteur social et médico-social ont écrit à Brice Hortefeux, Ministre du travail, des relations sociales, de la famille, de la solidarité et de la ville, à la mi-février, afin de faire part de leurs interrogations sur l’actuelle réforme de la tarification.
    En effet, les lois de finances et de financement de la Sécurité sociale pour 2009 contiennent des dispositions tarifaires lourdes de conséquences pour le secteur.
    Sans réponse pour le moment, nos organisations souhaitent attirer l’attention sur deux points cruciaux :
    • Les personnes accompagnées (ou les usagers) ne sont plus au cœur des dispositifs
    • Le manque de concertation avec le secteur
    Pour lire le document complet sur le site de la fédération : cliquez ici